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Notre système

 

Un système intégré

 

Techniquement, notre activité consiste à inférer à partir de petits échantillons comment les gens fonctionnent. La difficulté c'est de donner du sens à des indices qui semblent insignifiants et de comprendre comment des caractéristiques fondamentale des gens ont un impact sur ce qu'ils font jour après jour.

Notre méthode d'évaluation est un système intégré tirant ses méthodes de mesure de la psychologie de la personnalité, mais nos mesures ont été choisies parce que des employeurs ont montré leur intérêt. Contrairement à beaucoup d'outils qui ont été fait afin de comprendre les gens ou la société objectivement, nos outils servent à répondre aux questions pratiques.

Nos clients ont un point de vue particulier. Ils veulent souvent identifier les gens les plus capables parmi des candidats à des postes. Ils ont généralement passablement d'informations spécifiques car c'est assez facile d'obtenir de l'information sur les gens. Le plus dur est de leur donner du sens et de comprendre comment ces éléments se combinent.

L'importance des personnes

C'est important pour les organisations de bien choisir. Les gens les plus productifs dans une activité ne sont pas juste un peu plus productifs que les moins productifs. L'écart entre les meilleurs et les pires augmentent dans la mesure où le travail est plus complexe. Un bon ouvrier manuel peut produire 2 ou 3 fois plus qu'un moins bon. Dans les emplois complexes, les meilleurs font souvent des choses que les sujets moyens ne font simplement pas. Ils font facilement ce qui harasse les autres et ils ne coûtent pas plus cher, du moins tant qu'ils n'ont pas établi leur réputation. Nous pouvons donc être le plus utile avec les gens qui n'ont pas d'antécédants bien établis.

Choisir des gens capables n'est pas moins important qu'avant, au contraire. Dans la préface de Personality at Work, Hans Eysenck propose comme règle générale que les meilleurs font 12 fois plus de travail que les moins bons dans des activités complexes. Lui-même écrivait un article scientifique par jour et il jouait environ deux heures de tennis par jour. Les gens qui le visitaient étaient généralement de chercheurs aussi. Ils se demandaient comment il faisait pour produire autant.

Les bons cadres et les bons spécialistes font beaucoup plus de travail que les moins bons. Ils aiment ce qu'ils font et leur impact sur les organisations est capital. Ils ne valent peut-être pas les millions que certains obtiennent en salaire, mais leur impact est très important. On peut comprendre l'histoire comme la marche anonyme de l'humanité, mais il y a des gens comme Pasteur, Napoléon ou Newton qui ont changé l'histoire. Pasteur disait que chance favorisait les esprits préparés. Nous identifions les gens qui sont préparés pour jouer certains rôles et qui ont les habiletés techniques et le caractère pour s'intégrer dans des emplois donnés.

L'importance et l'autorité du milieu

Dans les société traditionnelles, on a tendance à expliquer ce que les gens font par le milieu. On a aussi tendance à exiger que l'individu contribue au milieu sans tenir compte de son propre intérêt. Le devoir envers la famille et la patrie compte avant les besoins de la personne.

Émile Durkheim dans son étude sur le suicide a montré que ce geste bien personnel survenait plus souvent dans certaines conditions économiques. Ceci, dans une société qui commençait à ressembler à une société d'individus. En effet, au cours du XXème siècle, les institutions les plus fiables comme la patrie ont été remises en question parce qu'elles ont causé la mort inutile de millions d'hommes. Bien des gens ont décidé de tenter de trouver le bonheur sur terre plutôt qu'au ciel. Les gens se sont dégagés de l'autorité de leur famille et des normes sociales. Au procès de Nuremberg, des gens qui ont  d'ouvert les valves des chambres à gaz des camps de concentration ont justifié leurs actes en disant qu'ils suivaient les ordres. Non seulement le régime qu'ils servaient a-t-il été homni, la valeur de toutes les structures sociales organisées qui imposent des rôles aux individus ont été remis en question. Les soldats qui suivaient trop facilement des ordres et les cadres des entreprises qui poursuivaient les objectifs de leur employeur sans poser de questions ont perdu la cote.

Le dernier bastion de l'intégrité est maintenant la personne. Les jeunes américains qui ont refusé de servir au Vietnam et les enfants de 1968 qui ont remis les structures sociales en question n'avaient pas été soumis à leur parents. Ils n'ont pas forcé leurs enfants à penser comme eux et ils veulent être uniques et avoir un impact.

Il faut aussi voir qu'ils ne sont pas seuls au monde et si indépendants du milieu dans lequel ils fonctionnent. Le milieu a donc un impact et les caractéristiques du milieu n'ont pas le même effet sur tous.

Tous les hommes se ressemblent

Nous faisons appel à des théories de haut niveau pour définir et mesurer des traits. Nous utilisons alors des méthodes de la psychologie expérimentale et de la psychométrie. A ce niveau, tous les gens se ressemblent ou se distribuent sur des variables. Nous faisons appel à plusieurs théories, mais nous avons des mesures opérationnalisées et validées de ces théories.

Quand vous mesurez ce dont vous parlez et que vous l'exprimez en nombres, vous en savez quelque chose ; quand vous ne pouvez l'exprimer en nombres c'est un savoir pauvre et insatisfaisant. Lord Kelvin (le texte original anglais :When you can measure what you are speaking about and express it in numbers, you know something about it; but when you cannot measure it, when you cannot express it in numbers, your knowledge is of the meager and unsatisfactory kind.)

Selon Lord Kelvin, ce que nous faisons nous distingue de bien des spécialistes qui n'ont pas de mesure, qui ont de vieilles mesures ou de mauvaises mesures. Pourtant, nous ne prétendons pas faire de la science, mais régler des problèmes pratiques comme les professionnels sont appelés à le faire.

D'ailleurs, les mesures ne suffisent pas. Darwin n'a pas fait beaucoup de calculs. Il a proposé des idées qui permettaient de voir des choses faciles à observer avec un oeil neuf.

On trouve au niveau 1 les théories générales qui s’appliquent à l’hmanité et même au monde animal dans certains cas. Par exemple, dire que le sexe est une motivation importante s’applique à toutes les expèces sexuées, même les végétaux.

Chacun ressemble à d'autres

C'est possible de cerner un milieu défini et d'inventorier les sujets du milieu. Nous avons des normes spécifiques et des typologies pour plusieurs milieux. Les typologies sont des théories de niveau moyen qui nous aident à faire le pont entre les grandes théories très abstraites et les personnes bien concrètes.

A ce niveau, les gens ressemblent à d'autres personnes. Quand un rôle est exigeant, les personnes dans un travail sont sélectionnées. La sélection se fait naturellement. Par le milieu et aussi par les personnes elles-mêmes qui savent quand elles ne sont pas bien ajustées. C'est parce que notre systèmes est bien intégré et qu'il s'applique a des univers définis que nous passons des lois générales aux cas particulier aisément. Nous pouvons aussi faire le chemin inverse.

Traditionnellement la psychologie n'accumule pas systématiquement le savoir propre à des milieux particulier. Nous croyons que c'est nécessaire et qu'il faut aussi faire des théories propres pour ces milieux. Nos clients ont des théories sur ce qui fait un bon programmeur et un bon cadre. Nous devons en faire aussi. Elles devraient s'harmoniser avec ce que le milieu pense, à défaut de faire mieux. Dans plusieurs milieux, nous faisons mieux.

Exemple de niveau 3

Au niveau 3, on trouve les types psychologiques. Jung a proposé une typologie très populaire. Alfred Adler a aussi proposé plusieurs types psychologiques. Les deux ont utilisé leurs connaissances cliniques pour les définir, mais pas beaucoup de mesures. Il y a donc une abondance de typologies en psychologie, mais peu sont quantifiées.

 Dire à quel groupe d’individus une personne appartient est une information fondamentale selon H.A. Toops. W. A. Owens reste le grand promoteur de la description des types en tenant compte du milieu social dans lequel les individus évoluent. Il tient compte des expériences propres à un certain milieu pour comprendre les personnes. Ils s’est aussi intéressés à l'effet de ces expériences dans le temps. Il a repris le flambeau de Gordon Allport. Les deux ont toujours tenu à ce que l'individu ne soit pas perdu dans les interstices entre les grande lois de la psychologie ou entre les traits que les tests fournissent. Ils s’accordent pour préférer les types aux traits parce qu'ils offrent des modèles plus vivants.

Les types psychologiques sont donc des concepts qui permettent d'intégrer des traits dans une combinaison qui est le propre d'un certain nombre de sujets.  Les Types du Tip sont basés sur la similitude des profils.  Ils ne sont pas issus d'une théorie, mais le nombre de sujets qui se ressemblent parce qu’ils ont des traits semblables justifie qu'on leur trouve un nom pour synthétiser les notions qui les concernent.  Les sujets les plus représentatifs d'un groupe sont appelés des prototypes et ces cas font de bons exemples.  En vérifiant le vécu des prototypes on peut confirmer l'existence des types et ajouter ces éléments qui n'apparaissent pas dans un test.

Le nom d'un type est utile parce qu'il permet de transmettre rapidement un ensemble de caractéristiques plus ou moins vraies pour tous les membres du groupe. C'est une façon économique de reconnaître, se rappeler et raisonner ou communiquer au sujet d'un ensemble de sujets plus ou moins semblables. Même dans le cas des exceptions, le concept est utile.  Nous pouvons parler d'un élément qui est membre d'un groupe, sauf qu'il ne l'est pas sur un point.  Normalement les pommes sont rouges, mais nous reconnaissons une pomme qui est brune comme une pomme.

Les types offrent ainsi un niveau d’explication intermédiaire entre les théories générales et le cas unique. Les types aident à faire le pont entre les théories plus générales et les cas particuliers. Les typologies sont compatibles avec les types en ce sens qu’elles assument que les traits existent, mais que les combinaisons entre les traits ne sont pas toutes aussi fréquentes les unes que les autres. Certaines combinaisons plus fréquentes méritent plus d’attention.

La majorité des types imposent aussi une théorie aux utilisateurs. Dans le cas des types du TIP, ces typologies s’appliquent aux gens d’un milieu restreint.

Chacun ne ressemble à aucun autre

C'est facile pour des experts de décrire les clients avec un catalogue de traits et de prédire le comportement avec des peut-être et des mais qui sont autant d'échappatoires. Nous aimons dire ce qui distingue une personne des autres et même ce qui fait que cette personne est unique et différente de toutes les autres.

Nous favorisons ce type de description qui ressemble beaucoup à ce que les gens tentent de dire quand ils décrivent les autres. En disant ce que les autres peuvent dire, ceci permet aux gens ordinaires de confronter l'expert. Nous préférons aller au coeur des questions qui intéressent les gens et permettre au client de vérifier si nos avons raisons. Le plus souvent, nos perceptions convergent et nous pouvons compléter leur perception et les aider à comprendre la personne.

Cette approche bien naturelle porte le nom compliqué d'approche personologique. Nous pouvons comparer la personne par rapport à plusieurs normes et faire appel à une grande variété d'explications. Ce qui distingue la personne peut alors émerger.

Chacun est unique. Chacun est une combinaison unique de traits et d’expériences qui suivent leurs propres règles. Pour lui rendre justice, et en relation d’aide c’est essentiel, il faut trouver les règles uniques qui le gouvernent. Il faut comprendre la personne dans son milieu si on veut l’aider à définir son identité, promouvoir son autonomie. On peut utiliser les éléments que la personne offre et ceux qu’elle présente inconsciemment. On ne doit pas lui dire quoi faire, mais l’aider à définir son identité et à la présenter aux autres d’une façon qui peut être différente de la réalité. Les spécialistes de la relation d’aide sont donc d’abord centrés sur la personne.

 

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